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Des soins de transplantation rénale de précision innovants au Manitoba

Par le Dr Chris Wiebe
Office régional de la santé de Winnipeg
Publié le vendredi 13 mars 2020

Le Manitoba a l'un des taux dIles plus élevés au Canada et dans le monde. Il en découle un grand nombre de Manitobains sous dialyse et en attente d'une greffe de rein.

La greffe de rein constitue une option vitale pour ces personnes et offre les meilleurs résultats possibles aux patients qui souffrent d'insuffisance rénale. Cependant, une greffe de rein, comme toute intervention majeure, est loin d'être simple. Il s'agit d'une chirurgie qui nécessite un temps de rétablissement supplémentaire, lié à la comptabilité de l'organe transplanté.

Bien que plus de 1 700 greffes de rein aient lieu au Canada chaque année, les médecins et les chercheurs continuent à étudier les facteurs les plus prometteurs de réussite à long terme pour un couple donneur-receveur.

Pendant de nombreuses années, l'appariement des reins entre un donneur et un receveur a été effectué pratiquement de la même manière, c'est-à-dire en comparant six protéines différentes et en accordant une cote de zéro à six au receveur pour indiquer le nombre de disparités qu'il présentait par rapport au donneur.

Au cours des cinq dernières années, grâce à des avancées dans les domaines de la génétique et de la modélisation des protéines, les chercheurs sont capables d'examiner les constituants individuels des protéines, comme les pages qui composent un livre. Cette découverte importante nous permet de comprendre à quel point les protéines sont similaires ou différentes, et l'information obtenue sert à orienter le processus de transplantation ainsi que la thérapie qui sera nécessaire par la suite.

Des recherches effectuées au Manitoba ont montré que le recours à cette nouvelle technique d'appariement des reins permet de prédire plus précisément les chances de rejet ou non de l'organe. Bien évidemment, si un rein est rejeté par le système immunitaire, cela peut limiter sa fonction et même conduire à une insuffisance rénale.

Le but d'un appariement d'organes amélioré est de mieux comprendre le niveau de risque de rejet et d'aider à adapter de manière appropriée les plans de soins et la thérapie médicamenteuse. Étant donné que les médicaments utilisés pour faciliter la transplantation d'organes agissent sur le système immunitaire et nuisent à son fonctionnement, nous préférons, dans la mesure du possible, prescrire moins de médicaments afin de réduire le risque d'infection ou d'autres effets secondaires.

Par ailleurs, si nous savons à l'avance que l'appariement nécessitera plus de thérapie médicamenteuse pour résister, nous pouvons prévoir des doses plus élevées de ces médicaments et mettre en place un plan de suivi visant à traiter les effets secondaires et à protéger les patients pendant qu'ils s'adaptent à la transplantation.

Quoi qu'il en soit, nous savons qu'une greffe de rein fournit les meilleurs résultats possibles pour la santé d'une personne, indépendamment du risque de rejet d'organe. Dans le cadre de tests réalisés au Manitoba, cette nouvelle technique pourrait contribuer à réduire les taux de rejet, et nous nous réjouissons à la perspective de la mettre davantage à l'essai.

En plus de nous aider à choisir les bons médicaments et à créer des plans de soins individualisés pour les patients, une meilleure compréhension des disparités donneur-receveur pourrait, à l'avenir, permettre aux médecins de sélectionner des couples plus concordants. Cela contribuerait à réduire le nombre de rejets et le besoin de doses élevées de médicaments immunosuppresseurs, tout en entraînant des greffes de rein plus durables.

Cette recherche dirigée par le Manitoba, qui a commencé ici en 2013 et a continué de se développer, est déployée à l'échelle internationale pour être testée auprès d'autres populations. Une fois validée dans d'autres régions, elle pourrait constituer une nouvelle façon d'évaluer l'appariement donneur-receveur dans le cadre des programmes de transplantation partout dans le monde.

Ce processus de sélection plus approfondi peut être facilement effectué grâce à la technologie existante et peut, en grande partie, être appliqué largement à très peu de frais supplémentaires.

Ces travaux, et nos recherches incessantes, visent à élargir les perspectives pour des transplantations rénales réussies et durables, car le besoin de ces dernières se poursuit au Manitoba et d'un bout à l'autre du Canada.

Pour en savoir plus

Au moins un Manitobain sur dix vit avec une maladie rénale, mais il se peut que beaucoup l'ignorent puisque les reins peuvent perdre jusqu'à 80 pour cent de leur fonction avant que des symptômes apparaissent. Apprenez à mieux connaître vos reins à knowyourkidneys.ca.

Pour faire un don d'organes, consultez le site signupforlife.ca.

Le Dr Chris Wiebe est néphrologue auprès de Transplant Manitoba et du Programme manitobain des maladies rénales, ainsi que professeur agréé à la Faculté des sciences de la santé Rady de l'Université du Manitoba. Cette chronique a été publiée dans le Winnipeg Free Press le vendredi 13 mars 2020.

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