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La campagne Dial Don’t Drive m’a sauvé la vie

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Ron Keelan

Par Ron Keelan
Publié le lundi 28 février 2022

Je faisais une crise cardiaque.

Tous les signes y étaient, mais je ne pensais pas que ça pouvait m'arriver. Après avoir passé 20 ans à répondre aux appels d'urgence en tant que chef de district des activités paramédicales du Service d'incendie et de soins paramédicaux de Winnipeg (SISPW), c'était maintenant moi qui avais besoin d'aide.

Les symptômes sont apparus soudainement, au beau milieu d'une partie de hockey, comme si quelqu'un avait appuyé sur un bouton. Mes bras sont devenus engourdis, à partir des coudes, et j'ai commencé à avoir des brûlures d'estomac. J'ai ressenti les symptômes instantanément, mais je me suis dit que j'étais juste fatigué et déshydraté et j'ai pris la décision de continuer à jouer. Même avec mes connaissances médicales, je dois admettre que mon ego a pris le dessus. J'étais dans le déni et refusais de voir que quelque chose de grave m'arrivait.

De retour dans le vestiaire, les brûlures d'estomac se sont transformées en douleur intense et mon visage est devenu livide. Un coéquipier qui est urgentologue m'a demandé s'il devait appeler une ambulance. J'ai hoché la tête et quelques minutes plus tard, les premiers répondants sont arrivés.

Cet appel m'a non seulement sauvé la vie, il a aussi sauvé ma qualité de vie.

En fait, je faisais la plus dangereuse des crises cardiaques. Ce type de crise cardiaque très grave est appelé « STEMI ». Il s'agit d'un infarctus du myocarde avec élévation du segment ST. Compte tenu de ma profession, je savais (peut-être trop bien) ce qui se passait. Dès que mon coéquipier a appelé le 9-1-1, l'équipe de STEMI a commencé le travail. Le répartiteur d'appel a donné des conseils et a évalué mes symptômes afin d'acheminer les bonnes ressources. Les équipes de répartition et d'intervention ont travaillé de concert et tout est allé comme sur des roulettes.

Me retrouver comme patient a été un étrange renversement de rôle. À l'arrivée du personnel ambulancier paramédical, je me rappelle avoir dit « je suis chef de district des activités paramédicales, je pense que je fais une crise cardiaque. J'aimerais que vous fassiez un ECG à 12 dérivations. Je voudrais de l'aspirine et de la nitro s'il vous plaît ».

Les ambulanciers paramédicaux sont des professionnels hautement qualifiés et spécialisés et sont formés pour reconnaître les signes d'un infarctus du myocarde et pour faire des manœuvres de réanimation au besoin. Les ambulanciers paramédicaux peuvent faire immédiatement un électrocardiogramme pour déterminer si un patient fait un infarctus. Les résultats sont ensuite transmis directement au cardiologue de garde.

Une fois l'infarctus confirmé, le traitement a été enclenché immédiatement. Le cardiologue et le personnel infirmier ont été alertés et ont commencé à préparer le labo de cathétérisme cardiaque. En raison du protocole de STEMI, je ne suis pas passé par le Service d'urgence. J'ai donc reçu deux fois plus rapidement une endoprothèse vasculaire pour débloquer mes artères.

L'appel au 9-1-1 a sauvé ma vie et ma qualité de vie. Les précieuses minutes gagnées par cet appel ont fait en sorte que j'ai été soigné plus vite, que mes chances de survie ont été meilleures et que mon cœur a subi moins de dommage que si j'avais été amené à l'hôpital en voiture ou que j'avais moi-même pris le volant.

Pour chaque heure de retard dans le traitement, les risques d'avoir des dommages plus étendus et plus graves ou de mourir augmentent de 10 %.

Une crise cardiaque est une expérience chargée d'émotions. On prend très rapidement conscience de sa propre mortalité. Dans mon cas, mon artère coronaire droite était complètement bouchée et mon artère descendante antérieure gauche était obstruée à 90 %. Jamais je n'oublierai que le cardiologue traitant, le Dr Ducas, m'a dit que grâce à la rapidité de l'intervention, les dommages à mon cœur étaient minimes. Je suis la preuve que lorsqu'on reçoit rapidement des soins, les dommages sont minimisés.

Si j'avais choisi de prendre ma voiture, je n'aurais pas eu autant de chance. Je suis incroyablement reconnaissant d'être ici aujourd'hui et de pouvoir passer du temps de qualité avec ma femme et ma famille. J'ai partagé mon expérience avec mes proches, mes amis, des connaissances et maintenant avec vous. Voici ce que je vous demande : si vous ressentez de la faiblesse, des douleurs à la poitrine, un essoufflement, appelez le plus rapidement possible pour obtenir de l'aide.

Aujourd'hui, je suis plus actif que jamais. Je cours, je nage et je joue au hockey trois fois par semaine. La seule chose qui a changé est que j'ai mis mon ego de côté, je mange mieux, je surveille ma pression artérielle et je prends mes médicaments d'ordonnance pour garder mon cœur en santé. Après une année à avoir été suivi de près par le Programme des sciences cardiaques de l'Office régional de la santé de Winnipeg (offert à l'Hôpital Saint-Boniface), je ne suis plus un patient cardiaque. Il m'arrive même d'oublier parfois ce qui m'est arrivé et c'est formidable!

La décision d'appeler plutôt que de prendre le volant m'a réellement sauvé la vie et elle pourrait aussi sauver la vôtre.

Pour plus d'information, visitez le site Web : Manitoba ACS Network (mbacsnetwork.ca).

Ron Keelan est chef de district des activités paramédicales auprès du Service d'incendie et de soins paramédicaux de Winnipeg (SISPW).

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